Les innovations de la Performance Applicative pour réconcilier IT et Business

Pour rendre possible à une entreprise de gérer ses stocks, vendre ses produits en ligne ou trader des matières premières, les services informatiques des entreprises ont toujours une vocation simple mais aisément oubliée: servir le business. Ce qui compte réellement pour l’entreprise n’est pas un débit réseau élevé ou un logiciel performant. Il faut que l’utilisateur final puisse faire ce qui compte pour l’entreprise. Trop longtemps mis au second plan, cet utilisateur final devient la perspective principale de l’IT.

L’Utilisateur Final, cet acteur trop longtemps oublié

Historiquement, nous mesurions les performances des services informatiques par le respect des engagements techniques dans nos datacenters. Dans l’utilisation d’une application, les requêtes d’un utilisateur transitent entre différentes couches que nous contrôlons soigneusement. Le réseau ne congestionne pas, nos bases de données consomment peu de ressource processeur, la mémoire de nos serveurs applicatifs est suffisante et leur accès est rapide. Aucune raison que l’utilisateur soit mécontent. Faux !

« Un service applicatif n’est pas la somme de ses composants »

L’Application est considérée à tord comme un logiciel qui tourne sur un vulgaire serveur. Le point de vue « Infrastructure » ne suffit pas à justifier de la performance de son service. Les mesures peuvent être individuellement bonnes mais nous ne nous intéressons pas à l’utilisateur. Le danger en procédant ainsi : nous ne remplissons pas notre objectif 1er: servir le Business en pilotant son expérience IT. Il faut changer de point de vue.

Pourquoi l’Expérience Utilisateur est l’indicateur phare?

Les composants qui contribuent à l’expérience utilisateur sont très nombreux : le poste de travail, la tablette, le navigateur web, le réseau, le serveur web et son hébergement, les codes des applications, les connexions entre les bases de données et votre serveur d’application, les requêtes dans les bases de données et leur logiciels…et encore beaucoup d’autres ! La complexité est croissante et il devient irréalisable de monitorer chacun de ces composants pour chacune des applications et pour tous les utilisateurs.

Comment alors mesurer l’Expérience Utilisateur ?

Les techniques de mesures différent et peuvent passer par:

  • L’utilisation de robots : un automate reproduit le comportement d’un utilisateur agissant sur l’interface d’une application en production;
  • La capture de paquets réseau : utilisé pour fournir une granularité d’information fine et le diagnostic;
  • L’instrumentation d’un composant: installer un agent logiciel spécifique sur un serveur ou sur un poste de travail, il est possible de récolter des transactions utilisateur détaillées.

La différence entre les solutions d’APM va résider dans le nombre de technologies compatibles (Java, .Net, Citrix, SAP, etc.), l’interface de visualisation des performances et son ergonomie, la complexité d’implémentation dans votre environnement. Cependant, ces solutions d’APM ne peuvent être déployées sans redéfinir l’engagement du service IT.

« Si l’Expérience Utilisateur est bonne, toutes les autres métriques deviennent superflues »

Les DSI ne managent plus des engagements techniques mais des services. L’approche top-down des APM a deux avantages. Tout d’abord les problèmes de performances deviennent factuels. Ensuite, ils permettent une investigation constructive de la source du problème. Au lieu de mobiliser des équipes différentes pour regarder individuellement les performances de chaque composants, on procède par déduction.

Efficace pour la DSI et bénéfique pour le Business: nous avons trouvé un langage commun !

L’innovation comme réponse au changement climatique ou comment les start-ups vont sauver le monde

acd2b03add45c56fec9ae01c066f7Le 21 novembre a eu lieu la conférence organisée par Total sur le thème « Energie et Climat ». Cette conférence réunit une quantité et une qualité d’intervenants impressionnantes.  Introduite par Philippe Boisseau, Président de la branche Marketing & Services et Energies Nouvelles, membre du COMEX du Groupe Total, il présente la vision du groupe Total : « en 2050, la source principale d’énergie sera solaire ». Cette vision est partagée par Elon Musk, CEO (entre autres) de SolarCity qui livre dans sa conférence TED que je vous recommande infiniment de voir : « Je suis sûr que le solaire battra tout le reste sur le terrain y compris le gaz naturel. Il le doit en fait… S’il ne le faisait pas nous aurions de gros problèmes ».

Effectivement, le passage à une source principale solaire ne peut se faire sans énormément d’adaptations et d’innovations. Philippe Boisseau rappelle justement que l’innovation, chez Total et ailleurs,  est un changement d’état d’esprit. Raccourcir le time-to-market ou changer des processus d’une société de 100.000 personnes ne se fait pas (encore) du jour au lendemain. Je vous propose de découvrir cette conférence par l’interprétation que j’ai pue en faire du point de vue de l’innovation et des start-ups. Abordons d’abord les problèmes que posent le changement climatique, quels sont les nouveaux paradigmes à appréhender et enfin quelles sont les solutions que proposent les startups.

La problématique du climat : agir n’est pas un choix

Le premier constat présenté par le climatologue Hervé Le Treut est simple mais grave : les scénarios de réchauffements climatiques prévus se sont réalisés. Les calculs des scientifiques montrent que ce réchauffement résulte principalement des émissions de CO2.

Le deuxième constat est la croissance de la population qui entraîne, avec nos modes de consommation actuels, et cette précision est fondamentale, une croissance de la demande en énergie. Pour répondre à cette offre, les émissions de CO2 seront en croissance avec les modes de production actuels. Hervé Le Bras, Démographe, dresse plusieurs tendances. Le taux de croissance entre 1950 et 2020 a été divisé par deux. Ensuite, les populations vont s’étendre majoritairement en zone péri-urbaine : nous apercevons donc de nouveaux challenges pour le transport de l’électricité dans ces zones et le besoin croissant en transports pour rejoindre son travail en ville. Par ailleurs, en 2050, la moitié de la croissance démographique mondiale sera représentée par la zone Afrique Centre/Sud/Ouest. Seuls des renforts de l’éducation peuvent limiter cette croissance étourdissante.

Laura Cozzi dirige une équipe d’analyste en charge de produire des projections sur l’énergie au sein de l’IEA (International Energy Agency). Ses analyses montrent qu’en 2040, la Chine représentera 50% de la demande en charbon. Les résultats des recherchent démontrent ainsi qu’agir sur les modes de productions n’est pas un choix. L’objectif est de transformer cet ensemble de contraintes en opportunités pour faire émerger des solutions sinon rien ne changera. Comme nous allons le voir maintenant, ce n’est pas simple mais possible avec de l’audace.

Transformer cette contrainte en opportunité : de nouveau paradigmes

L’analyse du professeur d’économie Pierre-Noël Giraud est très intéressante à garder en tête : dans ses travaux sur le capital naturel, il soutient que nous ne rencontrons aucune contrainte du côté de l’épuisement des ressources dites épuisables: nous avons déjà découvert beaucoup plus de carbone fossile que nous ne pourrons nous permettre d’en brûler si nous prenons l’effet de serre au sérieux. En revanche, « nous avons de très sérieux problèmes de poubelles », c’est-à-dire de destruction d’écosystèmes vivants par nos émissions de déchets de toutes sortes, dont les gaz à effet de serre. Finalement la question de la quantité de ressource épuisable n’est pas une question. Si nous prenons l’exemple du pétrole, plus il sera rare ou difficile d’exploiter, moins la production sera importante. A demande identique, les prix augmenteront ce qui permettra d’exploiter des zones plus difficiles techniquement à exploiter. Si aujourd’hui nous estimons des réserves de 40 ans, il en sera surement de même dans 40 ans…

Bruno Rebelle, CEO de Transitions et ex-Directeur Exécutif de Greenpeace France, partage cette analyse: aucune utilité de chercher plus de ressources naturelles. Sa proposition, qu’il imagine plus incitative que punitive, consiste à réorienter les subventions pour la production d’énergies issue de ressources fossiles vers les ressources naturelles. Cette réorientation est d’après Pierre-Noël Giraud possible mais à risque, car si elle entraîne une augmentation de prix pour les plus pauvres, jamais elle sera possible. Les chiffres que soutient Bruno Rebelle concernent les emplois crées par le secteur des énergies renouvelables. Pour 1M€ investit, 19 emplois sont crées dans le domaine de l’efficacité énergétique, 14 emploi si investit dans le domaine des énergies renouvelables, 5 emplois dans le charbon ou le nucléaire. De même pour produire 1 MWh d’électricité, il faut 9 emplois dans solaire contre 3,3 dans l’éolien et 1 dans le nucléaire. Ces chiffres qualifiés par Pierre-Noël Giraud de « Marketing », ne prennent en effet pas en compte la pérennité des emplois et ne sont pas une solution en elles même au réchauffement climatique mais seulement un levier d’acceptabilité pour appliquer des politiques favorables à ces modes productions.

En synthèse, nous pouvons dresser  la liste non exhaustive de contraintes à prendre en compte dans le business à créer:

  • Pas d’augmentation de prix pour les consommateurs ;
  • Création d’emplois pérennes pour favoriser l’adoption des solutions ;
  • Une éducation renforcée pour limiter les croissances démographiques;
  • Une meilleure efficacité énergétique des solutions existantes;
  • Une production basée sur des ressources renouvelables.

Les start-ups : solution de résilience à la crise

Le Philosophe Frédéric Lenoir est intervenu pour changer notre angle de vue sur cette crise. Auteur de « La Guérison du monde », il rappelle que l’étymologie du mot crise est « cela ne peut plus continuer comme cela ». Le choc de la mondialisation entraîne un choc des cultures, et deux axes sont à exploiter pour trouver des solutions. Le premier est l’internationalisation des règles et des régulations. Le deuxième est la conscience de l’individu. En citant Gandhi « soyons le changement que nous voulons voir dans le monde », il insiste sur le fait qu’il faut être optimiste et voir ces problèmes sous un nouvel angle. En effet, le changement climatique est une crise qui va donner naissance a beaucoup d’aventures entrepreneuriales! Comme m’a dit Didier Tranchier dans son interview sur ce blog: « Vive la Crise ! ». Voici pourquoi.

ECHY – Connectez-vous au soleil !

IMG_4953La start-up qui vient de lever 500 k€ propose d’installer des panneaux de captation de la lumière du soleil pour la transmettre par fibre optique à l’intérieur d’immeubles. Les panneaux ont une durée de vie de 40 à 50 ans et tous ses composants peuvent être recyclés. Pour l’heure, les prix des panneaux restent toujours élevés au regard d’autres solutions mais Echy compte diviser les coûts par quatre en multipliant par deux le rendement optique.

Expliseat – Light and durable aircraft solutions

IMG_4964Cette start-up propose de faire économiser entre 3 et 5% de carburant, soit jusqu’à 500.000 dollars, par avion et par an. Comment ? En développant le siège d’avion le plus léger du monde, de 4kg par place. Le siège le plus léger du marché pesait minimum 8 kg. Une étape conséquente a été franchie en septembre dernier : ils ont obtenus la certification américaine de l’Administration fédérale de l’aviation (FAA). Un pitch remarquable pour présenter une grande innovation Made in France dans un marché qu’on pensait verrouillé…

Algopack – Réduisons notre dépendance au plastique par une matière vertueuse

IMG_4977Les ancêtres bretons de Rémy Lucas récoltaient les algues sur les plages pour en faire des engrais ou encore du verre. Depuis près de 15 ans, il se consacre à cette idée: remplacer le plastique par l’algue. En 2010, il crée Algopack. 1,5 million d’euro déjà investis pour développer l’entreprise. Algopack est la première entreprise au monde à fabriquer et à commercialiser un matériau à base d’algues. À la clé, Algo Blend, 50% algues et 50% plastiques et surtout, ce nouveau matériau 100% à base d’algues Algopack. Ces dernières sont cultivées en mer. De 12 hectares, Algopack va étendre sa culture à 145 hectares. L’algue ne consomme pas d’engrais, de pesticides, pas de quantité importante d’eau. Emballages, jouets, revêtements de sol, panneaux de signalisation… tout est possible avec ces algues. Le groupe vise un chiffre d’affaires de 30 millions d’euro d’ici 5 ans. Il réalise déjà 80% de ses ventes à l’export

Global Bio Energies – Un procédé unique pour produire autrement

IMG_4974Cette start-up introduite en bourse a mise au point un procédé pour permettre de produire du caoutchouc, des plastiques et carburants à partir de ressources renouvelables tels que le  sucre ou les céréales. Bientôt, il sera possible de faire de même avec de la paille ou des copeaux de bois. Global Bioenergies est l’une des rares sociétés au monde et la seule en Europe à développer un procédé de conversion de ressources renouvelables en hydrocarbures par fermentation. La société continue d’améliorer le rendement de son procédé, et se prépare à mener des tests en pilote industriel.

Jestocke.com –Garde-meuble entre particuliers

Cette société offre la possibilité aux internautes de mettre gratuitement en ligne une annonce à destination des voisins désirant louer leurs mètres carrés en surplus. Le site ambitionne de devenir pour les particuliers une alternative moins chère et plus facile d’accès aux centres de self-stockage.

MyRecyclestuff – Réseau social de troc circulaire

Le troc circulaire s’inscrivant dans le modèle de la consommation collaborative est une initiative innovante. Depuis sa création en septembre 2013, la plateforme a fait de nombreux heureux, puisque le réseau social compte désormais 5000 troqueurs actifs et une communauté de 15 000 personnes. On trouve quasiment tout sur la plateforme: jeux vidéos, DVD, CD, articles de décoration et de sport, vêtements pour enfants, articles de mode mais aussi cours en tout genre.

Pourquoi ces start-up sont parfaitement positionnées?

Le changement climatique est une opportunité pour ces jeunes sociétés. Des créations d’emplois à la clef et des modifications de nos modes de consommation sont en cours. Les paradigmes sont complètement nouveaux. Le point commun entre ces startup? Elles proposent toutes l’une des composantes suivantes: consommer différemment (MyRecyclestuff, Jestocke.com), gagner en efficacité énergétique (Expliseat, Echy) ou produire de façon responsable une énergie plus propre (GlobalBioEnergies, Algopack). Avec de l’optimisme, de l’audace et un accompagnement intelligent des grand groupes, les startups sont les meilleures représentantes de ce changement et ont tout pour réussir.

Les 10 incubateurs parisiens à connaître pour 2015

Un incubateur d’entreprises est une structure d’accompagnement de projets de création d’entreprises. L’incubateur peut apporter un appui en termes d’hébergement, de conseil et de financement, lors des premières étapes de la vie de l’entreprise. Je vous propose dans cet article un rapide coup d’œil des incubateurs parisiens.

Nous pouvons distinguer deux types d’incubateurs: les publics et les privés. La plupart des incubateurs sont des structures à but non lucratif, liées à des organismes publics, écoles ou centres de recherche. Les privés prennent en général un pourcentage du capital de la société accompagnée, de manière à réaliser une plus value lors de la cession de la société à un acquéreur, ou lors de son éventuelle introduction en bourse.

— Aperçu de 5 accélérateurs publics —

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Paris Région Innovation Nord Express – Cleantech et jeux vidéos

Inauguré en 2012, cet incubateur est axé sur les domaines notamment du numérique, de l’image, des éco-activités et de l’économie sociale et solidaire. Cet immeuble de plus de 8000m² doit accueillir un total de 80 start-up. L’écosystème de cet incubateur facilite l’accès aux conseils personnalisés, conférences, formations, coaching,et de nombreux évènements collectifs y sont organisés.

Labo de l’édition – Edition du Numérique

Le Labo de l’édition est un incubateur dédiés aux mutations du secteur de l’édition. Les mutations dans le secteur sont nombreuses. Les opportunités le sont aussi que ce soit au niveau de la création, de l’édition ou encore de la distribution. La concrétisation la plus évidente est ‘arrivée des liseuses. Je vous invite à suivre leur flux Twitter très actif : @labodeledition

Social Good Lab – Innovation technologique et entrepreneuriat social

Cet incubateurs permets la mise en relation avec l’écosystème de l’innovation, accès aux financements publics et privés, opportunités de partenariats avec des grands groupes pour des projets d’entrepreneuriat sociaux. Quelques exemples de projets qui peuvent l’intégrer : technologies favorisant l’autonomie des personnes handicapées, des produits et appareils d’énergie solaire ou permettant la dépollution de l’eau, des technologies d’applications mobiles permettant la collecte de dons, la diffusion d’informations pour une consommation plus responsable.

Welcome City Lab – Tourisme

Sur un marché estimé à 41,6 milliards d’euros en France par le Conseil national du tourisme, il y a des places à prendre. Les start-up cherchant à être accompagnées dans le domaine du tourisme peuvent se tourner vers Welcome CIty Lab. Si vous n’avez pas encore trouvé votre idée, cet article vous présente 15 concepts d’entreprise originaux dans le tourisme.

La Rûche – Innovations sociales

Déja présenté dans un précédent article sur les espaces de coworking, La Ruche a été crée après que les fondateurs soient partis d’un constat simple : les personnes se lançant dans l’aventure de monter, développer ou pérenniser une entreprise sociale en France sont souvent isolées, manquent de visibilité, de ressources et d’échanges avec leurs pairs.

Si vous cherchez à postuler pour intégrer un incubateur public, c’est par ici !

— Aperçu de 5 accélérateurs publics —

Nextstars – Startup Factory

La vocation de Nextstars est d’apporter leur expertise pour permettre l’émergence de 20 projets entrepreneuriaux innovants issus des différents programmes. Ils affichent 2,75 M€ levés et 63 mentors affiliés. Parmi les startups issues de cet incubateurs apparaissent Cookit, Fundme, Up&Bar et Légalife.

Le Loft 50 Partners – Fonds d’expertise d’entrepreneurs

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A l’initiative de cet espace, 50 Partners est une solution d’accompagnement
de jeunes projets innovants fondée par 50 entrepreneurs associés. Les domaines de compétences principaux pour l’intégrer concernent le web / media / mobile / software. En terme de maturité, ce sont les jeunes sociétés présentant une « proof of concept » (premiers revenus ou audience) qui témoigne de la pertinence du positionnement.

Spark – Microsoft Ventures Accelerator Paris

Pour 149 euros par mois et par personne, les startups disposent de trois mois pour créer leur premier prototype dans les locaux de Spark, aidés par des coachs individuels et une dizaine de mentor. L’élaboration du business model, stratégie, financement, accès aux technologies se fait avec les 21 coach Microsoft et les 10 mentors présents.

Le Camping –  Grow your passion into a business

Le camping est un programme d’accélération sur 4 mois. Quelques success stories qui parlent bien  : DocTrackr, Mesagrap, Lima.

The Family – L’incubateur pas comme les autres !

Cet incubateur dirigé par Alice Zagury est innovant sur plusieurs points. Tout d’abord, aucune période d’incubation n’est définie. Ensuite, les trente start-ups selectionnées seront accompagnées au rythme de plusieurs événements (dîners, rencontres, conférences) par semaine. Le dernier point, un site internet délirant ! La preuve que certains y croient : Index Ventures a investi un million d’euros dans la structure.

Ces 10 incubateurs sont loins d’être les seuls. Pour s’en convaincre, je vous invite à jeter un oeil à cet annuaire de 200 incubateurs !  http://www.mon-incubateur.com/site_incubateur/incubateurs

4 Startups récompensées lors de la 2ème Edition des ScientiAcademy

Ce mercredi 2 avril 2014 avait lieu la 2ème édition de la ScientiAcademy qui récompense les 4 ScientiStars de l’année 2013. L’événement est organisé par Scientipôle Initiative & Scientipôle Croissance en partenariat avec BNP Paribas.

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BNP Paribas, représenté par Myriam Becque, responsable de la mise en place des pôles d’innovations, est partenaire de ces événement pour appréhender le financement des plus petites structures qui sont de plus en plus nombreuses. La grande banque est épaulée par les chargés d’affaires Scientipole dont le métier est très spécifique dans le secteur de la banque. Scientipôle intervient en effet en capital amorçage lorsque les startups arrivent par exemple à épuisement de la love money et ont besoin de fonds pour passer à la mise sur le marché.

Scientipôle cela représente:

  • En 2013: 120 entreprises accompagnées pour un montant de prêt de 6M€.
  • En 2014: même volume d’entreprise mais le prêt maximum passe à 120k€.

Voici les start-ups qui concourent dans quatre catégories et les vainqueurs :

Catégorie Sciences de la Vie :

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« Les insectes sont nos amis ! » Deux fonds d’amorçage d’éco-technologies le pensent aussi: EMERTEC Gestion et DEMETER Partners

  • YNSECT (* vainqueur): concepteur, opérateur et exploitant d’usines de valorisation de biomasse appelées bioraffineries d’insectes. Cette startup crée en 2011 a déjà levée 1,8 millions d’euros (article Maddyness).
  • ALZOHIS: réalisation d’essais cliniques afin de proposer le premier diagnostic moléculaire fiable et précoce de la maladie d’Alzheimer
  • THERANEXUS : conçoit et développe de nouveaux traitements pour améliorer la prise en charge des maladies psychiatriques

 

 

 

 

Catégorie Software BtoB

  • SALEZEO: premier réseau social pour les commerciaux où on peut trouver ses prospects grâce à une base de données en crowdsourcing
  • PAYPLUG (* vainqueur): paiements en ligne par carte bancaire dès aujourd’hui à distance et sur votre site internet. Sans abonnement, sans frais d’inscription et sans frais fixe
  • TALENTODAY: Plate-forme d’aide à l’orientation professionnelle. Article intéressant de Frenchweb à leurs sujets: Talentoday

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     » Pas de frais fixes, pas de contrat monétique ou VAD. »

Catégorie Software BtoC 

  • MANOMAYA (Coach Guitar) : révolutionne l’apprentissage de la musique grâce aux nouveaux appareils mobiles.
  • ONEPARK (* Vainqueur): Accès en temps réel Places de Parking
  • JELLYNOTE: plateforme facilite et rend plus ludique l’apprentissage de morceaux pour les musiciens amateurs.

Catégorie Sciences de l’Ingénieur

  • ENOVASENSE :  développe et commercialise des appareils innovants de mesure d’épaisseur pour le contrôle qualité en production industrielle.
  • MEG (* Vainqueur): Le principe est simple : une fois connecté en Bluetooth à votre smartphone, le pot de fleur MEG vous envoie des notifications concernant les besoins de votre plante (Article Les Echos Business)
  • EREiE : conçoit, réalise ou fait réaliser sous sa supervision toutes les étapes qui permettent de passer du concept initial à l’industrialisation d’un produit ou d’un procédé. EReIE est positionné en aval des centres de recherche, une fois que la preuve de concept a été effectuée en laboratoire.

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MEG, parrainée par le représentant d’Oracle: Une innovation Made In France très remarquée lors du dernier CES de Las Vegas

 

L’innovation a toujours été l’avenir de l’homme

title 2013 07 11 - Article Pierrick

« Aujourd’hui tout le monde parle d’innovation. ». Vous aussi vous entendez et lisez cette phrase tout le temps ?

Et c’est normal, surtout dans cette période de crise économique. Mais, contrairement à ce que d’autres peuvent dire, personnellement je trouve que c’est une très bonne chose : parler d’innovation, c’est aussi se demander ce que l’on peut faire de mieux, pour qui et pour quoi faire. Mieux, c’est propager un état d’esprit créatif et constructif, même si nous ne faisons qu’en parler.

D’ailleurs, nous ne manquons pas de créativité : qu’il s’agisse de découvrir et améliorer des technologies ou que d’entreprenants esprits imaginent les services les plus originaux, nos semblables ne cessent de nous étonner ! Citons, à titre d’exemple, la réparation osseuse par impression 3D, les Google Glass et cette lampe de poche à LEDs, alimentée par la chaleur de la main qui la tient, inventée par une américaine, lycéenne de 15 ans de surcroît ! Mais passer de l’idée à l’innovation est très difficile et cela créé souvent une fracture dans notre Société :

  • Une société des entreprises et des entrepreneurs. Pour eux, bien que leurs motivations soient différentes, transformer l’idée en innovation est une nécessité
  • Une société des individus : « nous » citoyens, « nous » consommateurs, « nous » salariés. Notre mode de vie mondialisé ne nous laisse que peu de temps à consacrer à la créativité et l’imagination, pourtant nous en avons tous besoin ! Au même titre qu’une vie professionnelle et personnelle épanouie, nous recherchons -consciemment ou inconsciemment- à nous inscrire dans une démarche d’utilité collective.

Râler en est l’une des expressions, c’est dire le potentiel en France🙂
Qui comprendrait que nous laissions de côté aujourd’hui le formidable gisement des idées de nos concitoyens ? Internet le permet, et c’est bien la démarche de nombreuses entreprises qui se sont lancées dans l’Innovation Ouverte (plus connue sous le nom d’Open Innovation).

Le problème, avec les techniques actuelles d’Open Innovation, c’est qu’elles ne répondent pas à l’ensemble des besoins de ces deux sociétés.

Prenons par exemple :

  • Le Crowdsourcing (ou collaboration ouverte) permet de travailler avec un très grand nombre d’individus, mais cette méthode pose des limites de reconnaissance financière et sociale.
  • Le Social CRM (ou gestion de la relation client par les réseaux sociaux) permet à la société des individus d’être écoutés (j’aime à croire qu’ils le sont réellement !), mais il est très difficile pour une entreprise de collecter et d’analyser les milliers d’idées proposées. Encore moins de les enrichir.
  • Plus proche d’actions internes dans les entreprises, il y a le SMI ou Système de Management des Idées : c’est un logiciel en mode projet qui réunit souvent un réseau social interne et une application de gestion de projet afin d’aider à la transformation des idées en innovations. Là encore, malheureusement, la propriété intellectuelle est divulguée dès la première seconde, retirant par là-même tout un pan de créativité et de motivation personnelle. La gestion en mode projet est réalisée bien trop tôt, si tant est d‘ailleurs qu’il soit nécessaire de la réaliser sur ce type de plateforme.

Réfléchissons. Il doit bien y avoir un moyen de rassembler tous les besoins de ces deux sociétés, et d’y répondre avec un seul schéma : un ensemble d’outils complémentaires, pertinents, et pour donner des résultats concrets pour les deux parties ?

Ce moyen existe. Il s’appelle Inventive !
Libérer les individus de leurs inhibitions et provoquer en eux la satisfaction de cultiver leur créativité, comme on entretient son corps ou sa mémoire. Savoir collecter et analyser un très grand nombre de données, pour en faire émerger des problèmes analysés et traduits selon des besoins techniques et comportementaux. Des problèmes racines, des tendances de besoins, des idées sélectionnées pour leur potentiel d’innovation : c’est cela qu’Inventive apporte aux entreprises en quête de compétitivité et de notoriété.

En créant Inventive, nous n’avons jamais perdu de vue l’essentiel : répondre aux besoins…

  • Pour les individus, la reconnaissance sociale et financière, l’estime de soi dans la créativité, la responsabilisation dans la transformation ;
  • Pour les entreprises, la capacité de collecte et d’analyse de Big data, l’expertise, la valorisation, l’enrichissement des méthodes de transformation et la commercialisation dans le bon Time To Market de ce formidable puits de compétitivité que sont nos idées.

Le passage qui mène de l’idée à l’innovation est comme un tout petit conduit. Une entreprise qui veut profiter de notre tunnel profitera d’une longueur d’avance sur son marché, c’est certain, mais le plus important est que cette entreprise placera en son centre ses clients et ses salariés, non pas comme de simples contributeurs mais comme autant de propulseurs internes d’innovations et de notoriété.

Ce qui existe aujourd’hui comme culture d’innovation n’est encore que très artisanal. Inventive créé le tissu social innovant dont la Société devra se doter dès lors qu’elle voudra réunifier ses citoyens et ses entreprises, vers une productivité performante, une productivité qui a du sens pour tous.

2013 07 11 - Articlec PierrickA propos d’Inventive

Inventive est la première startup d’Open Innovation de 3ème génération. L’entreprise collabore avec des PME et des grands groupes pour les aider dans l’accélération de leur compétitivité grâce à une technique d’innovation ouverte
exclusive.

A propos de l’auteur2013 07 11 - Article Pierrick
Arnaud Bonnefond est co-fondateur d’Inventive, Ingénieur Orsay, il a travaillé pour les R&D de Philips et d’Alcatel-Lucent, contribué à des programmes d’anticipation, au lancement de EDGE en France et à la création de modèles économiques innovants pour la Télévision Mobile.

Pourquoi Total s’intéresse au développement régional, aux PME et à l’INNOVATION

Lors des 3èmes rencontres parlementaires sur l’Industrie (16 avril 2013), Total a ré-exprimé son intérêt pour l’Innovation. Une bonne occasion pour retranscrire l’intervention de Philippe DESRIAC, Expert Innovation à « Total Développement Régional ».

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Contexte général

La crise économique que nous traversons est un révélateur de la fragilité des PME qui doivent faire face à une concurrence de plus en plus vive dans un environnement en perpétuel changement. De par ses caractéristiques, (proportion importante de TPE, forte activité de service / sous-traitance avec une dépendance vis-à-vis de quelques donneurs d’ordres) les PME françaises sont touchées et il faut donc envisager une action vigoureuse visant une amélioration de la compétitivité de ces entreprises.

Selon nous, cette amélioration de la compétitivité est étroitement liée à l’adoption d’une démarche active d’innovation seule capable d’assurer une différenciation favorable, la création de valeur indispensable et par suite, la création d’emplois et le développement durable des entreprises.

Rôle d’une grande entreprise

La dimension de Total et sa stature internationale ne nous font pas oublier notre responsabilité au plan local et nous conduisent à nous montrer solidaire des entreprises de plus petite taille qui se créent, se développent et se transmettent notamment dans les régions françaises qui accueillent nos activités industrielles. Un point très important est que, le cadre de cette politique, Total intervient en complémentarité avec les acteurs publics et les instituions dont la mission est de favoriser le développement économique local.

Ainsi, face aux situations exceptionnelles de toutes natures (diversifications économiques, redéploiements industriels, ré industrialisations, catastrophes accidentelles ou intentionnelles), le Groupe réagit au travers de dispositifs d’accompagnement économique et social comme cela a été le cas par exemple à Lacq.

Les moyens appropriés sont alors mobilisés, au premier rang desquels figure TOTAL DEVELOPPEMENT REGIONAL qui est une direction de la Holding de TOTAL.

TDR, développe une offre d’assistance technique et financière, voire administrative, destinée en priorité aux porteurs de projets ou aux entreprises en développement sur ces territoires. Les outils d’appui financier sont le complément de la mise à disposition de moyens intellectuels, logistiques et internationaux du Groupe Total.

L’innovation favorise l’emploi

Je souhaiterais d’abord m’exprimer sur le fait que l’innovation n’est pas ennemie de l’emploi. On a souvent tendance à freiner l’innovation, à lui préférer, par exemple, le soutien d’activités en déclin, en se disant qu’en faisant cela on soutien l’emploi. C’est une erreur : les réels soutiens à l’emploi, sur la durée, sont l’innovation et la créativité.

Des courbes réalisées à très long terme, démontrent que, sur une période de 150 ou 200 ans, la productivité du travail a été multipliée par 10. Dans le même temps, grâce à l’innovation, l’emploi lui, a été multiplié par 5, ce qui veut dire que la production totale a été multipliée par cinquante et que nous sommes donc plus riches qu’avant. On voit bien que les 2 mouvements vont de pair : l’innovation prépare l’emploi, elle n’est pas concurrente de l’emploi.

Les 3 maîtres-mots qui déterminent notre action d’aide à l’innovation

Il convient d’adapter la stratégie d’innovation aux PME et aux réalités d’aujourd’hui, en redéfinissant le concept d’innovation. Il est en effet désormais admis que l’innovation se doit d’être tout à la fois :

  • Globale, en s’appliquant à tous les leviers de la performance et de la compétitivité et non au seul produit ; on doit donc viser ainsi une «innovation 360°» en matière d’outils de production, achats, méthodes de commercialisation, marketing, services, logistique, organisation, etc.
  • Incrémentale plutôt que de rupture, le principe de réalité nous conduisant à miser sur une innovation par petits pas, à la fois progressive et continue
  • Collaborative, c’est-à-dire ouverte à des partenariats externes (laboratoires de recherches, autres entreprises françaises et étrangères).

L’apport de TOTAL

Beaucoup d’entreprises sont aujourd’hui en panne d’innovation. Il convient donc de les aider à se réapprovisionner en idées et projets d’innovation afin qu’elles soient fin prête à profiter à plein du redémarrage économique qui ne manquera pas de survenir.

En effet, grâce à notre connaissance des évolutions techniques et commerciales, nous avons identifiés des axes de développements de nos activités à 2 ans, 5 ans et 10 ans et nous pouvons donc les transmettre à des PME afin qu’elles restent « dans la course à nos cotés ».

C‘est dans ces conditions que nous proposons aux entreprises un soutien financier significatif dont la vocation finale est de donner cette dynamique d’innovation aux PME.

En conclusion

Nous sommes persuadés que les entreprises qui sortiront gagnantes de la crise seront celles disposant de la meilleure capacité d’innovation et ipso facto de la meilleure assise humaine. Vous voyez donc que notre mission est claire : aider les PME à innover !

Contribuer à la réussite de ce défi nous fera participer, pour notre modeste part, à l’objectif de croissance du pays et à celui du rehaussement du niveau technologique et innovant de nos entreprises.

A propos de Philippe DESRIAC

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Expert innovation de Total Développement régional, Philippe Desriac y anime le pôle Innovation & PME. Philippe Desriac a plus de 20 ans d’expérience en Projet, R&D, Industrialisation, Commercial, Marketing, International et aide les PME à réaliser des gains significatifs à travers la mise en oeuvre de nouveaux produits, nouvelles stratégies, nouveaux business models, nouveaux processus et organisations. Il a de nombreuses expériences de l’industrie dans des secteurs variés liés aux métiers de Total, comme de l’industrie agroalimentaire, sport, transport.

« L’Innovation Jugaad : Redevenons Ingénieux » : Retour sur la Conférence

3160171_5_6bb3_l-innovation-jugaad-redevenons-ingenieux-de_745c5dafa7cebfba41d0eac395b99168L’Ecole des Mines de Paris accueille beaucoup d’évènements plus intéressants les uns que les autres. Après l’innovation par le business model le 16 avril 2013, elle accueille un évènement du Syndicat de L’innovation SYNNOV intitulé « L’innovation Jugaad : redevenons ingénieux ».

La conférence a démarré par la présentation par Navi Radjou de ses travaux publiés dans son livre. Elle s’est poursuivie par une table ronde où chaque intervenant démontrait comment l’innovation Jugaad s’applique à leurs domaines d’activités et entreprises respectives. Autour de la table étaient présents :

  • François Darchis, Directeur et membre du Comité Exécutif Air Liquide 
  • Stéphanie Dommange, Directrice des Cadres et Cadres Sup., SNCF 
  • Christophe de Maistre, Président de Siemens France

Qu’est-ce que l’Innovation Jugaad ?

Les études réalisées par Navi Radjou partent du simple constat des défauts majeurs des modèles stratégiques d’innovation actuels. Ils sont :

  • Coûteux : aujourd’hui les entreprises dépensent des millards dans la R&D mais elles veulent un ROI, de la prévisibilité, de la planification.
  • Inflexibles
  • Elitistes : les centres de R&D sont pleins de docteurs, chercheurs, ingénieurs…

Il faut un modèle qui soit peu coûteux, flexible et ouvert à tous. Un des piliers abordés est l’INNOVATION FRUGALE. Cela consiste à maximiser la valeur en minimisant les ressources. L’innovation Jugaad c’est la capacité ingénieuse d’improviser une solution  efficace dans un contexte difficile et avec de moindres ressources.

Plusieurs cas d’innovation frugale ont été mentionnés :

  • Procter & Gamble a un objectif de faire la même chose que aujourd’hui mais avec  1/3 du coût, 1/3 des efforts, 1/3 de temps.
  • Unilever étudie chaque produit pour optimiser l’efficacité temporelle/financière (réduction de l’eau nécessaire pour se laver les mains en utilisant leur savon)
  • Embrace : l’alternative à la couveuse
  • Salman Khan donne des cours de maths sur Youtube.

Un article du Monde parle de ce livre qui présente une façon d’innover différemment et que je recommande vivement : http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/15/l-innovation-jugaad-redevenons-ingenieux-editions-diateino_3159891_3234.html